Chili

Portillo

Paul au Chili

Par Alexis de Gheldere, Journaliste plein air voyage

« Du ski en Amérique du Sud » : ces seuls mots font saliver le skieur en manque de virages au milieu de l’été septentrional. Mais au-delà des mots, le ski à Portillo, au Chili, est-ce que ça vaut
vraiment le coup ? La réponse est « oui » ! À ma première expérience de voyage de ski avec Voyages Gendron, j’ai eu le privilège de partir au Chili en compagnie de Paul Dubrûle, grand manitou des ventes ski de l’entreprise de Valleyfield. On parle ici d’accompagner une légende vivante : un homme qui fait minimum quatre voyages de ski par an autour de la planète et qui a passé trois saisons complètes en Utah à skier, jour après jour, tempête après tempête, dans les plus belles conditions de ski qui soient. Le Chili ? Paul en a vu d’autres…

L’homme est calme. Il lit son livre dans l’avion, regarde un film, puis s’endort dans ce vol de nuit étonnamment facile considérant la durée (11 h de vol à partir de Toronto). Après avoir quitté la
canicule de Montréal, le lendemain matin, nous sommes légèrement au-dessus du point de congélation en sortant de l’aéroport de Santiago au Chili.

Paul regarde vers l’est, où on aperçoit les Andes pointer leurs sommets dans l’horizon. C’est là où nous allons. Un frisson parcourt sa colonne vertébrale. Quelques mouvements saccadés
animent ses jambes. Il faut encore s’asseoir deux heures pour le transfert vers Portillo, mais un peu passé midi (nous sommes partis de Montréal en soirée la veille), nous voilà déjà
à la station de ski. Paul me regarde avec son sourire passionné : « Hé, on a le temps de faire quelques descentes ! On y va ? » Mets-en ! Paul redevient enfant. Les trois jours suivants, il dira presque à chaque remontée, quand il reprend son souffle, que c’est un des meilleurs voyages de ski de sa vie. La poudreuse est au rendez-vous. Les hautes murailles des Andes
nous entourent. Le terrain hors-piste est vaste. Il y a toujours énormément de neige et la piste Lake Run nous enchante et nous fait revenir encore et encore, qu’importe la longue traverse d’entrée et de sortie.

Le soir venu, l’énergie retombe, mais les sourires demeurent. L’hôtel jaune emblématique, notre île pour la semaine, favorise les rencontres, car tous sont captifs de cette station coupée du
monde. Après les Rocheuses et les Alpes, Paul peut aujourd’hui se vanter d’avoir skié dans les Andes, un terrain de jeu unique, une topographie montagneuse différente, et une culture latine où
le bon vin attend les skieurs le soir venu.



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Texte du magazine ski 2014-2015

 

La totale

Portillo! Ah, Portillo! Ce nom résonnera à jamais comme le plus beau voyage de ski de ma vie. Appelé à découvrir cette station en plein mois d'août, j'étais déjà enchanté de pouvoir skier en plein été, alors que c’était l'hiver dans l'hémisphère sud.

Curieusement, le voyage se fait très bien, vu le vol de nuit entre Toronto et le Chili. On a même réussi à skier le premier après-midi. Le lendemain, une trentaine de centimètres s'étaient déposés pendant la nuit. Le soleil était radieux et la montagne était à nous. Car à Portillo, l'essentiel de la clientèle se concentre à l'Hôtel Portillo, ce vieil hôtel jaune dans lequel on a tout de suite l'impression de se retrouver dans un autre monde (ou serait-ce un film?).

De chaque côté de l'hôtel, pistes et télésièges attendent les skieurs. Plus haut, ce sont des remonte-pentes à soucoupes multiples (et uniques : imaginez cinq ou six skieurs côte à côte!) qui vous propulsent en deux temps trois mouvements sur les flancs les plus hauts de la station. Vous pouvez ensuite emprunter les pistes ou les traverses pour découvrir plusieurs possibilités de descente.

Ma préférée est sans contredit la Lake Run, qui descend en face de l'hôtel, de l'autre côté d'une crête rocheuse. Elle aboutit au pied du lac et, non seulement faut-il parcourir une traverse pour s'y rendre, mais il faut également s'en sortir au moyen d'une traverse encore plus longue. Résultat, rares sont ceux qui s'y aventurent. Pourtant, quel délice que cette neige profonde dans laquelle on trace nos sillons!

Le faible achalandage, le caractère totalement reculé du lieu en pleine cordillère des Andes, la qualité et la quantité de neige, les liens qui se tissent facilement avec les autres visiteurs (tout le monde passe une semaine ici), le paysage remarquable avec ce lac glaciaire en face de la montagne et le plaisir de skier en espagnol rendent ce séjour unique. Quand chaque descente est faite au soleil dans la poudreuse jusqu'aux genoux, vous comprendrez que c'est dur à battre. C'est un peu plus cher, oui, mais c'est « plus que du bonbon ».

Par Alexis De Gheldere Journaliste plein air et voyage

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Stations de ski Hébergements Conditions de neige
TEMPÉRATURE (CELSIUS)
Mois Min. Max.
Janvier 4 18
Février 4 19
Mars 2 17
Avril -1 14
Mai -3 8
Juin -6 4
Juillet -5 5
Août -5 6
Septembre -4 8
Octobre -2 10
Novembre 1 15
Décembre 3 17

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